PLAN A MOYEN TERME 2006 /2012
Le nouveau plan à moyen terme va vous être présenté le 26 juin prochain,
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Quelques rappels : |
l’objectif 2006 |
et la réalisation |
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Coefficient d’exploitation (charges/résultat) |
57% |
48,9% |
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Résultat net |
120 millions |
211 millions |
Comment ces excellents résultats financiers se traduisent-ils pour les salariés ?
La REC baisse de 0,6 million entre 2005 et 2006 (assiette inchangée depuis 1998), malgré des résultats commerciaux 2006 réussis avec des objectifs en hausse continuelle (rappel : la REC est un élément de salaire qui rémunère la performance commerciale) …
La redistribution via l’intéressement et la participation ne progressent que de 0,6% !!!
Cette politique (qui nous pénalise doublement puisqu’elle contribue aussi au déséquilibre de nos caisses de retraite et de maladie) atteint ses limites car entre 2005 et 2006 plus de 13 millions d’euros n’ont pas été distribués du fait de la limitation légale de l’intéressement à 20% de la masse salariale soit un manque à gagner d’environ 3.900 € par salarié...
La rémunération directe des salariés a progressé de 2% en 2006 contre 2,5% en 2005.
L’impôt global 2006 (IS + taxes) payé par la Caisse Régionale est cette année encore supérieur aux salaires…
Encore quelques chiffres sur la période 2002/2006 :
Progression du coût moyen par salarié : 18,7 %
et du résultat net de … 155 %
Comment sont obtenus ces résultats financiers exceptionnels ?
La baisse du coefficient d’exploitation qui semble être le seul indicateur pertinent pour notre DG résulte de la pression constante sur les effectifs :
- non remplacement des départs sur les sites
- même dans les réseaux les effectifs sont en baisse (en équivalent temps plein) malgré la création de nouvelles agences conquête
Cette pression constante entraîne une dégradation des conditions de travail accentuée par la surcharge du travail administratif et la non reconnaissance des heures supplémentaires.
Dans le même temps la politique sociale se limite à une application minimale de la classification des postes de la convention collective.
On peut nourrir de sérieuses inquiétudes pour l’avenir :
La Caisse pourra-t-elle absorber les conséquences des nombreux départs certains à partir de 2008, que notre direction persiste à refuser d’admettre en allant jusqu’à présenter des chiffres artificiellement réduits aux instances du personnel ?
L’absence totale de politique prévisionnelle d’emploi pour préparer ce changement d’époque avec la perte collatérale d’une partie importante de la connaissance amassée depuis des années est de nature à elle seule à mettre en péril notre entreprise.
Comment concilier la pression des objectifs commerciaux et le respect des règles de plus en plus draconiennes imposées par la réglementation (risque opérationnel, conformité, loi sécurité financière, réglementation du marché des instruments financiers) !!!
Enfin les bons résultats ne doivent pas masquer la perte constante de parts de marché sur l’ensemble du territoire Centre-est et la réduction de nos marges.